22 mars 2009

Comment élargir l'horizon culinaire d'un adulte difficile

C'est toujours un peu frustrant de préparer à manger pour des gens plus difficiles que soi, surtout quand c'est au quotidien. Bien des enfants sont difficiles (je l'étais moi-même jusqu'à la fin de l'adolescence) mais plusieurs adultes aussi. Dans ce billet, je parle des adultes difficiles. En effet, je n'aurais aucun scrupule à passer des légumes au blender pour les servir incognito à mon fils (Jennifer McCann cachait ainsi du kale dans sa sauce à pizza...!), mais trouve un tel truc plus délicat avec un adulte. S'il est consentant ("sers-moi n'importe quoi, en autant que je ne m'en rende pas compte"), pourquoi pas! Mais sinon, ce serait malhonnête. Je privilégie donc une approche différente que je trouve plus respectueuse. Voici les trucs que j'utilise avec Pat qui, si je lui passais des aliments en cachette, se mettrait certainement à questionner tel un détective de la CIA la moindre nouvelle recette... or, je ne veux pas vivre dans une telle atmosphère d'inquisition! Je fonctionne plutôt sans tricher ni forcer la main, un peu dans la philosophie actuelle de laisser notre appétit nous guider pour savoir quand, quoi et combien manger: je veux que ça vienne de l'autre. Voici quelques principes d'application au quotidien ou, du moins, dans mon quotidien, parce qu'une telle approche doit être personnalisée!

Être enthousiaste
Ayant décidé de laisser Pat décider quand il goûterait aux plats qui l'intéressaient moins (ou pas du tout), quand il me demandait "est-ce que c'est bon?", pour ne pas mettre de pression, ma réponse ressemblait à: "Ben moi j'aime beaucoup ça, mais t'es pas obligé d'aimer ça pis c'est correct..." Un jour, Pat m'a dit que ce n'était pas très vendeur comme réponse et que ça ne lui donnait pas vraiment le goût de goûter. Quand il me demande si c'est bon, il souhaite que je lui vante ma recette avec enthousiasme!

Changer le nom des recettes
Comment faire manger des "quesadillas au fromage de chèvre et aux haricots noirs" (Coeur Atout, simple comme tout p.120) à quelqu'un qui n'aime pas les légumineuses? C'est simple: regarder la liste des ingrédients, y trouver un ingrédient gagnant à tout coup avec cette personne (ou à tout le moins, un ingrédient neutre) et rebaptiser la recette "Quesadillas au fromage de chèvre et à la coriandre"... De la même façon, mon "poulet aux câpres" est devenu du "poulet à l'estragon" et mon "gâteau à thé irlandais aux pommes", un "gâteau irlandais aux pommes et à la cannelle avec crémage au Baileys". Notez que je n'ai pas du tout changé la composition des plats, juste leur nom! Dans le dernier exemple (le gâteau), j'ai gardé les pommes (l'ingrédient un peu turn-off) dans le nouveau nom parce qu'elles sont impossibles à "cacher" dans le gâteau fini; mentionner les ingrédients clés que sont la cannelle et le Baileys (et garder le mot-clé "irlandais") a tout de même réussi à le faire goûter au gâteau qui a été en fin de compte fort apprécié. Dans la même optique, donner un nom appétissant à du "touski" peut aussi faire une grosse différence.

Essayer différents assaisonnements, présentations ou méthodes de cuisson
Dans plusieurs cas, si quelqu'un n'aime pas un aliment, c'est parce qu'il n'a pas encore trouvé de façon de l'apprêter qui lui plaise. Ceci est vrai avec ma famille et moi, en tout cas. À force d'essayer, j'ai réussi à trouver des recettes que nous aimons avec le zucchini, le chou-fleur et même, dans mon cas du moins, le kale et l'avocat. Un même aliment peut changer de goût et de texture selon qu'on le choisit frais, en conserve ou surgelé, par exemple, ou selon qu'il est cru, étuvé, bouilli, grillé ou rôti. Il faut aussi trouver les bons assaisonnements. Parfois, on fait des découvertes fortuites, surtout en visite: Pat ne voulait rien savoir des aubergines jusqu'à ce qu'il mange une sauce pour pâtes à l'aubergine (sans le savoir) chez une amie, et qu'il demande des détails sur la recette parce qu'elle était si bonne... Après ça, s'il prétend ne pas aimer l'aubergine, je n'ai qu'à répliquer que, oui, il en a mangé chez G. telle fois et qu'il avait aimé ça!

Faire preuve de patience
Je prends la peine de le rappeler... Ça a peut-être l'air facile à me voir énoncer ces trucs mais ça fait quand même plus de cinq ans que je les mets au point!

Trois de mes quatre trucs concernent la communication et un seul la cuisine comme tel... Donc, en résumé, je dirais que comme chaque fois qu'il est question de relations interpersonnelles, il faut avant tout se parler... possiblement devant un bon repas!

05 mars 2009

Recette sur un bout de papier: pain à la bière "dernière minute"


C'est beau vouloir participer à la journée où on blogue sur papier, mais j'ai voulu me sauver temps et effort en plus. Au lieu de recopier ma recette, la voici donc telle que notée sur papier, avec quelques rajouts pour le blogue!

27 janvier 2009

Fudge et substitutions de chocolat

Pat voulait faire du fudge, ce que je n'avais jamais fait. Je voulais une recette facile. En quête d'une recherche déjà testée et approuvée, j'ai recherché sur Google: "tarzile fudge", ce qui m'a mené à cette recette chez Tarzile.

Il fallait du chocolat mi-amer Baker: 16 carrés. Aucune des épiceries de notre coin n'en tient. J'ai donc appelé le numéro 1-800 sur une boîte de chocolat Baker pour demander conseil au sujet d'une substitution. Au pif, j'aurais pris moitié chocolat non-sucré et moitié chocolat mi-sucré. J'ai bien fait de téléphoner; on m'a indiqué de plutôt prendre seulement du chocolat non-sucré, sans quoi la recette ne contiendrait pas assez de chocolat comme tel--il y en a du sucre dans le "mi"-sucré! En effet, en consultant le livre Chocolat, pur et simple de Jean Paré, j'ai constaté qu'il y a autant de chocolat dans deux carrés non sucrés que dans six carrés mi-sucrés (p.11).

J'avais en stock deux boîtes (dont une entamée) de chocolat non-sucré et une boîte de mi-sucré. En fin de compte, j'ai donc utilisé 14 carrés de non-sucré et deux de mi-sucré. Au goût, j'ai aussi rajouté trois cuillers à table (45 mL) de sucre en poudre, une cuillerée à la fois. Nous aimons le chocolat pas trop sucré, donc ça nous plaisait avec cette quantité, mais on aurait peut-être pu en rajouter un peu plus.

Au final, le fudge a une texture parfaite et est très chocolaté et très peu sucré. Par contre, il ne goûte pas vraiment le café. Peu importe, nous en referons sûrement! Si je mets la main sur du chocolat mi-amer un jour, j'ai bien hâte de voir quel degré de sucré et quelle texture il donne pour comparer...

12 janvier 2009

Lave-vaisselle et garantie prolongée

Notre lave-vaisselle présentait le même bogue qu'il y a trois ans: le panneau d'affichage fonctionnait mal et, cette fois-ci, certaines commandes ne s'actionnaient plus. La garantie du fabricant étant terminée, je l'ai fait réparer aux frais de la garantie prolongée achetée en magasin.

Quand nous avions acheté l'appareil, le vendeur avait beaucoup insisté pour que nous achetions cette garantie prolongée, comme tous les vendeurs payés à la commission. Or, nous avions beaucoup hésité, tous les spécialistes en consommation (magazine Protégez-Vous, émissions télé comme La Facture...) prétendant qu'elle était:
  • chère
  • inutile (au Québec, il existe une loi de "garantie légale" selon laquelle tout appareil doit fonctionner pour une durée raisonnable selon son prix etc etc etc, et en vertu de laquelle on a des recours pour que le fabricant paie certaines réparations passé la garantie "officielle")
  • et parfois difficile à faire appliquer (parce que chaque fois que cette garantie paie quelque chose, ceux qui doivent l'honorer perdent du profit, alors ils trouvent parfois des prétextes farfelus pour refuser de couvrir des réparations).
Nous-même avions plus cédé à la pression du vendeur qu'acheté la garantie de plein gré. C'est la seule fois où nous avons pris une telle garantie. Après y avoir eu recours, je reste mitigée.

Je suis contente car:
  • Pour cette réparation, la garantie a été honorée sans aucun pépin. Faire honorer la "garantie légale" aurait nécessité pas mal de démarches, pouvant aller jusqu'aux petites créances.
  • La réparation d'aujourd'hui aurait coûté environ 195$ (pièces environ 120$ et main-d'oeuvre 75$). La garantie prolongée nous a coûté 250$ et est encore bonne pour un an et demie (et transférable, si nous vendons les électros avec le condo). On est donc apparemment presque rentré dans notre argent, sauf que...
Je suis sceptique car:
  • Ceux qui honorent la garantie prolongée sont niaiseux: à l'âge actuel du lave-vaisselle, la garantie de base du fabricant couvre encore les pièces, mais pas la main-d'oeuvre. Or, on a le choix entre passer par le fabricant et payer la main-d'oeuvre, ou passer par la garantie prolongée qui paie tout. Si la garantie prolongée fonctionnait en complémentarité, elle aurait moins à dépenser et pourrait être vendue moins cher, non? Surtout que tant le fabricant que la garantie prolongée font appel à la même agence de service pour la réparation!
  • Considérant ceci, si je n'avais pas acheté la garantie prolongée, je n'aurais eu à payer que la main-d'oeuvre, soit 75$... la garantie est donc pas mal moins rentable qu'elle n'en a l'air.
  • Le technicien m'a dit que ce type de bris est très fréquent sur ce modèle de lave-vaisselle. Il s'agit pourtant d'un modèle qui avait été recommandé dans Protégez-Vous quelques mois avant que nous ne l'achetions. Sauf que ce magazine n'évalue pas la durabilité; il signale toujours les bris qui surviennent pendant la période d'essai, mais s'ils prennent trois mois ou trois ans à survenir, on ne le sait pas!
  • Le technicien m'a aussi dit indiqué que le positionnement de notre lave-vaisselle n'est pas optimal pour éviter ce problème. Or, les indications de positionnement qu'il m'a données ne figurent pas dans le guide d'utilisateur du lave-vaisselle, auquel je me suis fiée en l'installant...
En conclusion, je crois que Pat et moi allons continuer de ne pas acheter les garanties prolongées. Avec l'argent qu'on épargne ainsi et en profitant vraiment de toutes les clauses des garanties des manufacturiers et s'il le faut, de la garantie légale, je crois qu'il nous en coûtera moins cher à long terme.

05 janvier 2009

Potage de chou-fleur au céleri et aux pommes

Encore un potage au chou-fleur! J'aime beaucoup son goût délicat. Contrairement à plusieurs de mes potages, celui-ci n'est pas très épais.

Potage de chou-fleur au céleri et aux pommes (donne environ 2 L)

3 branches de céleri, en dés
3 pommes McIntosh, pelées, en dés
1 c. à table d'huile d'olive ou de canola
1 gros chou-fleur, lavé et paré
5 t. (1.25 L) d'eau
3 c. à table + 1 c. à thé de poudre pour bouillon qui goûte le poulet

Dans une grande casserole (5L), faire revenir le céleri et les pommes dans l'huile quelques minutes. Ajouter ensuite le chou-fleur et faire revenir encore un peu. Ajouter l'eau, amener à ébullition et laisser mijoter jusqu'à ce que les légumes soient tendres, environ 5 à 10 minutes. Ajouter la poudre pour bouillon, homogénéiser au mélangeur plongeant et rectifier l'assaisonnement. Pour une texture vraiment crémeuse, passer ensuite au mélangeur en trois ou quatre lots.

Substitutions pratiques:
On peut remplacer l'eau et la poudre pour bouillon par du bouillon de poulet et remplacer les branches de céleri par un petit céleri-rave.

19 décembre 2008

Poulet divan pour paresseuse

Ma cuisine change... Comme maman qui travaille, j'ai moins de temps à consacrer à la cuisine et de toute façon, moins envie d'y consacrer du temps. Alors qu'auparavant, je voulais toujours en faire plus moi-même à partir des ingrédients de base autant que possible, je cherche maintenant les raccourcis... Voilà pourquoi cette recette utilise de la soupe condensée en conserve.

Je cherchais un plat en cocotte ("casserole" en anglais) à base de poulet et de riz. J'aime les "casseroles" car elles réunissent en un seul plat protéines (animales ou autres), légumes et parfois féculents, ce qui facilite la planification du repas. Le poulet divan semble un classique chez les anglophones; j'ai toutefois adapté la recette pour la rendre vraiment facile (pas besoin de pré-cuire le poulet, le riz et le brocoli). Le riz n'est donc plus dans la cocotte, il est ajouté au service. Le temps de cuisson est aussi plus long que ce que j'ai vu ailleurs, mais le temps passé dans la cuisine est moindre, ce qui me convient mieux.


Poulet divan pour paresseuse (3 portions)

2 poitrines de poulet désossées et parées, coupées en cubes de 1 po (2.5 cm)
Paprika, pour saupoudrer le poulet
Poivre au goût, pour saupoudrer le poulet
2 boîtes de 10 oz chacune de crème de poulet concentrée (j'ai pris celle réduite en gras)
Environ 5 oz d'eau (une demi-boîte de soupe)
Environ 4 tasses de fleurettes de brocoli surgelées
Environ 100g (ou plus) de cheddar fort râpé
1 tasse de riz cru + eau pour le faire cuire


J'ai mélangé tous les ingrédients sauf le cheddar et le riz dans un plat de 2L allant au four et j'ai cuit le tout au four préchauffé à 450F jusqu'à ce que le poulet soit cuit, environ 1h. J'ai testé le poulet (en coupant un cube situé au centre du plat) après environ 45 minutes de cuisson et c'est à ce moment que j'ai rajouté le cheddar pour gratiner le dessus du plat.

Sitôt le plat mis au four, j'ai démarré la cuisson du riz. Il était prêt bien avant le gratin.

Notes techniques: le brocoli était TRÈS cuit. Surtout, ne pas le précuire. On peut utiliser, en saison, du brocoli frais, qui cuira par contre plus vite... Avec le brocoli surgelé, attention aux emballages qui ne spécifient pas "fleurettes" de brocoli; ils contiennent souvent beaucoup de morceaux de tige pas assez pelée et donc immangeable car trop coriace.

Cette recette a été un succès avec ma petite famille, mais malgré tout, une prochaine fois, je ferai quelques changements. Je crois que je cuirai le poulet dans la sauce une vingtaine de minutes avant d'ajouter le brocoli, pour que celui-ci soit plus consistant une fois le poulet cuit, et que je mélangerai un peu de cheddar dans la sauce en plus de celui pour gratiner.

15 septembre 2008

Potage de chou-fleur à l'ail

Jusqu'à tout récemment, nous n'aimions pas le chou-fleur. Puis, à l'été 2007, nous avons mangé chez des amis un plat de légumes indien avec du chou-fleur et ça nous a plu. Nous avons donc commencé à apprivoiser ce légume... Je restais quand même sceptique quand je voyais des recettes d'adaptation de pâté chinois "santé" avec de la purée de chou-fleur en remplacement de la purée de pommes de terre. Ces deux légumes sont si différents, non?

Puis, j'ai essayé de faire un potage de chou-fleur pour éviter d'en perder un qui traînait au frigo. Révélation! Sa texture ressemblait à celle du potage parmentier à l'ail que j'aime tant dans le livre Coeur atout, simple comme tout. Et le goût du chou-fleur y était délicat...

En m'inspirant de la recette de potage parmentier, la fois suivante, j'ai rajouté de l'ail à mon potage de chou-fleur. C'est un délice! Si seulement j'avais eu cette recetet quand j'avais du chou-fleur dans mes paniers bios, je n'aurais pas échangé ces légumes si santé (un des meilleurs légumes anti-cancer selon Les Aliments contre le cancer de Béliveau et Gingras)... et finalement, si délicieux aussi!

Potage de chou-fleur à l'ail (environ 2 litres ou environ 6 portions)

Huile d'olive
6 gousses d'ail entières pelées
1 gros chou-fleur paré
1L (environ) de bon bouillon de poulet

Dans une grande casserole, faire revenir l'ail dans l'huile à feu moyen-doux quelques minutes. Ajouter ensuite les fleurettes de chou-fleur et brasser. Ajouter juste assez de bouillon pour couvrir le chou-fleur, amener à ébullition et cuire à peine quelques minutes, juste le temps que le chou-fleur soit tendre lorsque testé avec la pointe d'un couteau. Retirer du feu et réduire en purée au mélangeur plongeant ou au "blender" (ou les deux, dans cet ordre, pour la textuer la plus crémeuse). Diluer au goût avec plus de bouillon de poulet, si désiré. (on peut en prélever pour servir comme purée pour bébé avant de diluer!)

Note: La qualité du bouillon est primordiale pour ce potage puisque le goût du chou-fleur est très délicat. Si on en achète, il faut se méfier de certaines marques peu chères au goût horrible. Je ne l'ai pas encore essayé avec de la poudre pour bouillon à saveur de poulet.


Références:

Béliveau, Richard et Denis Gingras. Les Aliments contre le cancer. La prévention du cancer par l'alimentation, 2005, éd. du Trécarré.

STERN, Bonnie. 1994. Coeur atout, simple comme tout, Trécarré, 304 p.

08 septembre 2008

Pâtes primavera aux saucisses italiennes

Un titre plus honnête aurait été "Saucisses italiennes et pâtes au touski", mais ça sonnait moins alléchant... Pourtant, c'était délicieux au point où je tiens à noter la recette pour pouvoir en refaire! Même Pat, qui officiellement n'aime pas les courgettes ni le céleri, a beaucoup aimé ce petit plat improvisé. La preuve que quand on n'aime pas un aliment, c'est souvent parce qu'on n'a pas trouvé de façon de l'apprêter qui nous plaît!

Pâtes primavera aux saucisses italiennes (2 à 3 portions)

4-5 saucisses italiennes
Rotini de blé entier
Huile d'olive ou de canola pour la cuisson
1 courgette (zucchini), coupée en 4 sur la longueur puis tranchée mince
1 petite branche de céleri en tranches minces
1 poivron rouge haché
3 oignons verts hachés
1 grosse gousse d'ail émincée

Faire bouillir les saucisses jusqu'à ce qu'elles soient cuites, puis les trancher en rondelles.
Faire cuire les pâtes al dente, ou à votre goût.
Dans une poêle, chauffer un peu d'huile et y faire revenir la courgette, le céleri et les poivrons quelques minutes. Lorsque ces légumes sont tendres, ajouter l'oignon vert et l'ail et cuire un peu plus. Ajouter ensuite les rondelles de saucisse et poursuivre la cuisson pour les réchauffer et pour que leur jus de cuisson se mélange aux légumes et les assaisonne. Ajouter les pâtes, mélanger et servir.

Truc: J'avais des saucisses italiennes piquantes pour nous et une douce pour mon fils. Pour reconnaître celle qui était douce, j'y ai piqué un cure-dents pendant l'ébullition. Ensuite, je l'ai coupée en quatre sur la longueur avant de la trancher. Ainsi, en prélevant uniquement des quarts de rondelles de saucisse pour l'assiette de fiston, je m'assurais qu'il n'aurait que de la saucisse douce.

31 juillet 2008

Pesto de salade d'épinards

Il ne s'agit pas vraiment d'une recette, mais d'un truc que j'aimerais partager.

Je ne suis pas une grande amateure d'épinards. J'en mange et je les aime même apprêtés de certaines façons, mais je n'en suis pas folle. Sous forme bouillie, je dirais même que je les déteste! Il n'était donc pas question pour moi d'introduire les épinards à mon fils en lui offrant de la purée d'épinards bouillis. Beurk! Je retardais donc l'introduction de ce légume, ne sachant pas comment lui offrir. Parce qu'un bébé de 11-12 mois à qui on donne une feuille de bébé-épinard cru joue un peu avec, la met dans sa bouche comme tous ses jouets, puis la recrache et se cherche un jouet plus intéressant...

La solution que j'ai trouvée? Préparer un genre de pesto d'épinards. La première fois, nous les adultes mangions des fajitas avec des épinards dedans au lieu de la laitue (vive le système D!). J'avais réduit en purée grossière au mini-robot épinards, poivrons et oignons sautés et un peu de salsa, pour donner ce mélange à mon fils avec des morceaux de fromage, de viande et de tortilla. Ce fut un succès!

Depuis, j'ai utilisé cette technique à plusieurs reprises. Parfois, nous les adultes mangeons nos légumes en salade et je n'ai pas envie de préparer d'autres légumes pour bébé qui ne mange pas encore de salade. Quand les ingrédients s'y prêtent, je réduis la salade en "pesto" et voilà! Fiston mange la même chose que nous! D'autres fois, par exemple si nous mangeons des pâtes où du fromage de chèvre sert de sauce, j'ajoute à la portion de fiston des épinards hachés dans de l'huile d'olive, au lieu de la salade d'épinards que je sers en acompagnement aux adultes. J'ai moins fait de "pesto" avec de la laitue, mais ça fonctionne aussi!

Voici une recette simple et délicieuse que nous avons adoptée dès le premier essai et où cette technique fonctionne vraiment bien: la salade d'épinards et de poulet à la thaïlandaise. La recette contient des arachides, mais pour un bébé n'en mangeant pas encore, on peut prélevér un peu de sauce pour préparer ses légumes en "pesto" avant d'y ajouter le beurre d'arachides. Ici, nous servons cette salade avec du riz et toute la famille apprécie!

13 juillet 2008

Pain à la salsa

Voici un pain directement inspiré du "pain salsa et fromage dernière minute", p.123 du livre de recettes de ma machine à pain (MAP). Ce pain dernière minute a un goût délicieux mais, comme tous les pains de dernière minute (préparés avec un seul pétrissage et un seul levage, au lieu de trois pour les pains "normaux"), une texture un peu moins bonne que les pains normaux, surtout si on ne le mange pas tout de suite après sa cuisson. J'ai donc décidé d'adapter la recette en pain "normal" (d'après les conseils du manuel pour ce genre d'adaptation, p.120) et en lui incorporant un peu de farine de blé entier. Le résultat est à la hauteur de mes attentes!


Ce pain est délicieux grillé et tartiné de fromage à la crème (pour un goût rappelant les nachos à la crème sûre) ou... de préparation de fromage fondu orange! C'est un produit que je n'aime habituellement pas du tout, mais que nous avons toujours en stock car Pat aime ça... Avec ce pain, j'avoue que ça m'a plu! J'en suis encore étonnée...

Pain à la salsa à la MAP (1 pain de 2 lbs)

425 mL de salsa du commerce*, chauffée à 35C
3 c. à table d'huile d'olive extra-vierge
1/2 t. de cheddar ou de mozzarella râpé*
1 t. + 1 c. à table de farine à pain de blé entier
3 t. de farine à pain blanche non blanchie
1 c. à thé de gluten
2 c. à thé de levure*

Mettre les ingrédients dans le moule à pain de la MAP muni de la palette de pétrissage. Sélectionner le cycle pour pain blanc (cycle 1 sur la MAP Cuisinart), le format 2 lbs et la cuisson souhaitée pour la couleur et la dureté de la croûte (toujours "croûte claire" dans mon cas). Activer la MAP et c'est tout!

*Notes techniques

Salsa: Nous mangeons habituellement de la salsa "moyenne", mais ce n'est pas celle que je préfère pour préparer ce pain. Avec de la salsa "moyenne", le pain goûte seulement les tomates, sans être piquant. Avec de la salsa "forte", je le trouve juste un peu piquant, parfait à mon goût.
Fromage: le fromage disparaît dans la pâte... La prochaine fois, il faudrait que je pense de l'ajouter après le début du pétrissage (au "bip pour ajouts") et d'utiliser du fromage en petits cubes au lieu de râpé, pour avoir une chance d"en avoir des morceaux intacts dans le pain final... D'autre part, à part peut-être avec le cheddar extra-fort (et encore), le goût de fromage est imperceptible dans le pain fini.
Levure: j'utilise la levure Instaferm, mais toute "levure active sèche, instantanée (PAS quick-rise) ou pour MAP", comme le dit le manuel, ferait l'affaire.